Le Moyen-Orient selon les prophéties bibliques.
Le Moyen-Orient est en agitation constante. Pourquoi ? La violence et la confusion sont depuis longtemps le trait caractéristique de cette région. Pourquoi ? Les solutions proposées par les hommes ne semblent jamais y apporter la paix. Pourquoi ? Très peu de personnes comprennent les racines historiques du Moyen-Orient. À cet endroit, des nations, des cultures, des religions, l’Histoire et la politique se heurtent… à la prophétie ! Quelle sera la solution ? Qu’en dit la Bible ? Les événements au Moyen-Orient ont une signification beaucoup plus grande que la majorité des gens le soupçonnent. On dit que le Moyen-Orient doit subir une nouvelle guerre à tous les huit ans. L’histoire récente semble confirmer cette affirmation. La région a été depuis toujours en ébullition. On y retrouve troubles, conflits, terrorisme et elle a été à l’origine de nombreuses occasions ratées d’établir la paix. Ses problèmes ne semblent avoir aucune solution — et cette brochure prouve qu’il n’y a que Dieu qui soit capable d’y établir la paix tant recherchée par tous. Le monde entier est lié au Moyen-Orient d’une façon remarquable. Ses problèmes sont sérieux et le monde ne peut espérer qu’ils disparaîtront simplement en les ignorant. Le Moyen-Orient est le sujet d’une prophétie de grande importance que le monde ignore. Mais pour ceux qui veulent réellement connaître le plan divin, il peut en être autrement. Les faits le concernant sont accessibles. Le Dieu suprême, qui a créé les cieux, la Terre et vous a créé, détient la clé de la connaissance nécessaire à la solution des « problèmes du Moyen-Orient ». Et vous pouvez connaître cette solution.
PAR DAVID C. PACK
TRADUIT PAR JEAN RICHARD
L’étonnante prophétie de Daniel.
Dieu est en train de réaliser un plan magistral sur la Terre. Les êtres humains ignorent totalement qu’il existe un dessein pour l’humanité, et bien sûr, en quoi il consiste. Le présent et le futur jouent un rôle important dans le grand plan divin pour l’humanité et cette région est le centre d’une prophétie stupéfiante qui affectera la vie de tous les peuples de la Terre avant que cette époque tire à sa fin.
Il y a plus de 2500 ans, Dieu inspira le prophète Daniel afin qu’il écrive une prophétie qui devait inclure plusieurs événements historiques fascinants. Celle-ci doit se conclure à notre époque de façon extraordinaire. Bien que sa réalisation finale doive abasourdir l’ensemble des nations, son sens est demeuré scellé, caché jusqu’à maintenant.
Certaines prophéties bibliques sont générales. D’autres sont hautement spécifiques. Certaines parlent d’événements qui se produisent à un moment particulier et d’autres s’accomplissent lentement pendant un grand nombre d’années, de siècles et même de millénaires. La prophétie de Daniel est constituée de plusieurs petites prophéties que nous allons examiner une à une, jusqu’à ce que nous en arrivions à nos temps modernes.
Pratiquement tous les théologiens sont très empressés à donner leur opinion sur les nombreuses prophéties bibliques — et ils les « interprètent » comme bon leur semble. Le véritable étudiant de la Bible doit toujours laisser la BIBLE INTERPRÉTER LA BIBLE ! Nous allons étudier un des longs chapitres de celle-ci. Il deviendra vite apparent qu’il n’existe qu’une seule façon d’expliquer ses 45 différents versets. Leur accomplissement ne dépend pas du raisonnement humain ni de l’opinion ou de l’interprétation des hommes.
À l’exception de la partie qui doit se réaliser prochainement, toutes ces prophéties se sont accomplies exactement comme Dieu l’avait annoncé et elles font maintenant partie de l’Histoire. Elles constituent maintenant des faits qui peuvent être vérifiés et sont des preuves éclatantes qu’un Etre suprême les a d’abord prédites, pour ensuite LES ACCOMPLIR !
Cette longue prophétie se trouve dans Daniel 11. Au chapitre 10, Daniel est étonné — complètement ébranlé et dépassé par ce que Dieu lui révèle sur ce qui va se passer à la fin des temps. Une partie du chapitre 12 est la conclusion de cette longue prophétie qui débute au chapitre 11.
Ouvrez votre Bible et lisez chaque verset correspondant au texte de cette brochure. Aucune autre façon ne sera aussi efficace. Rappelez-vous également que ce sont les hommes qui ont inséré les numéros de chapitres et de versets de la Bible. Bien qu’ils soient souvent utiles aux étudiants, ils ont souvent comme conséquences d’interrompre le fil de l’histoire ou, comme ici, des prophéties, empêchant ainsi d’en saisir toute la portée. Cette prophétie a été donnée aux environs des années 530 av. J.-C.
Deux grands rois sont prophétisés.
Dieu a donné cette prophétie la troisième année du règne de Cyrus, le roi de l’empire perse (10 :1). Daniel écrivit que deux rois puissants (deux royaumes rivaux) joueraient un rôle marquant dans les événements du Moyen-Orient jusqu’aux temps de la fin. Ces rois préparent le terrain pour le développement d’événements futurs très importants qui atteindront leur apogée avec le retour de Jésus-Christ.
Deux versets clés introduisent le sujet. Dans Daniel 10 :21, l’archange Gabriel parle à Daniel : « Mais je veux te faire connaître ce qui est écrit dans le livre de la vérité ». Le chapitre 11 nous dit à quelle période nous sommes. Le verset 2 poursuit, « Maintenant, je vais te faire connaître la VÉRITÉ ». Lorsque Dieu prédit les événements, Il dit la vérité ! Il est certain qu’ils se produiront ! Comme l’Écriture ne peut être anéantie (Jn 10 :35), ceci est vrai aussi pour tout verset de cette prophétie.
Considérez les versets suivants : « Voici, il y aura encore trois rois en Perse. Le quatrième amassera plus de richesses que tous les autres; et quand il sera puissant par ses richesses, il soulèvera tout contre le royaume de Javan. Mais il s’élèvera un vaillant roi, qui dominera avec une grande puissance, et fera ce qu’il voudra » (Dan 11 :2-3).
Qui sont ces quatre rois, dont le quatrième est plus riche que les autres ? Et qui est ce « vaillant roi » qui dominera et fera ce qu’il voudra ? Daniel parlait des rois Cambyse, Smerdis et Darius de Perse pour les trois premiers, puis de Xerxes qui fut le plus grand et le plus riche des quatre. C’est lui « souleva tout » contre la Grèce.
Nous devons maintenant étudier plusieurs versets de Daniel 8. Le père d’Alexandre le Grand, le roi Philippe de Macédoine, avait conçu un plan en vue de conquérir l’Empire perse à l’aide de l’armée grecque. Mais il mourut avant de pouvoir mettre son plan à exécution. C’est son fils qui envahit la Perse à sa place, et l’armée d’Alexandre combattit les Perses dans la fameuse bataille d’Issos en 333 av. J.-C. (Dan 8 :2, 5-6).
Deux années plus tard, en 331 av. J.-C., lors d’une seconde bataille à Arbelle, Alexandre vainquit complètement l’empire perse. Ayant déjà conquis l’Égypte peu de temps auparavant, il détruisit tout, du Moyen-Orient jusqu’aux Indes. Cela se produisit exactement comme la prophétie l’avait prédit.
Daniel 11 :4 dit à propos d’Alexandre : « Et lorsqu’il se sera élevé, son royaume se brisera et sera divisé vers les quatre vents des cieux; il n’appartiendra pas à ses descendants, et il ne sera pas aussi puissant qu’il était, car il sera déchiré, et il passera à d’autres qu’à eux ».
De nombreuses autorités en histoire admettent qu’Alexandre mourut soudainement, à l’âge de trente-deux ans, lorsqu’il fut « retranché subitement dans la vigueur de l’âge ; il ne laissa aucun héritier, ni de sa puissance, ni de ses projets » (Rawlinson A Manual of Ancient History, p. 237, c’est nous qui traduisons). Le royaume d’Alexandre se brisa bel et bien en quatre royaumes séparés, car il n’avait aucun fils pour prendre sa place. La prophétie s’est accomplie comme Dieu l’avait prédit.
Les quatre généraux d’Alexandre représentant les « quatre vents des cieux », ou les directions selon lesquelles le royaume fut divisé. (1) Lysimaque régna sur l’Asie mineure, (2) Cassandre régna sur la Grèce et la Macédoine, (3) Seleucos régna en Syrie, en Babylonie et sur toutes les régions à l’est jusqu’aux Indes, (4) Ptolémée régna sur l’Égypte, la Judée et une partie de la Syrie.
À partir de ce moment, la prophétie se concentre sur deux des quatre rois, ou divisions du territoire. Le royaume de Syrie représente le « roi du Nord ». Le royaume d’Égypte représente le « roi du Sud » (v.5), parce que l’Égypte se retrouve plus au sud de Jérusalem. (Jérusalem est le centre géographique de toutes les prophéties et les directions sont toujours établies relativement à cette ville). Ces deux royaumes se sont fréquemment repoussés à travers la Palestine, — la Terre Sainte et Jérusalem — l’appartenance de la région changeant continuellement de mains selon les résultats de la dernière bataille.
Ptolémée I, appelé Soter, fit de l’Égypte une puissance beaucoup plus grande et dominante que du temps d’Alexandre. Séleucos aussi devint très puissant. En 312 av. J.-C., il avait établi solidement le royaume de Syrie. Ces deux royaumes devinrent et représentent respectivement le « roi du midi » et le « roi du septentrion », que l’on retrouve dans toute cette prophétie. Daniel 11 :5 dit, « Le roi du midi deviendra fort. Mais un de ses chefs sera plus fort que lui et dominera; sa domination sera puissante ».
Accomplissement renversant du verset six.
Le verset 6 est une prophétie d’une remarquable spécificité. Voyez : « Au bout de quelques années ils s’allieront, et la fille du roi du midi viendra vers le roi du septentrion pour rétablir la concorde [les notes marginales mentionnent qu’il s’agit ici de mariage]. Mais elle ne conservera pas la force de son bras, et il ne résistera pas, ni lui, ni son bras; elle sera livrée avec ceux qui l’auront amenée, avec son père et avec celui qui aura été son soutien dans ce temps-là ».
Cinquante années plus tard, Antiochus II (appelé Theos) fut le roi du septentrion régnant sur la Syrie. Son épouse, Laodicée, avait une forte influence dans le royaume. Mais Theos la divorça et maria Bernice, la fille du roi du midi. Bernice devait perdre la « force de son bras ». Son mari, le roi du septentrion ne devait pas « résister » et elle et son père devaient « être livrés ». Tous les trois connurent une fin tragique.
Une prophétie étonnante de précision s’est accomplie suite au verset 6. Rawlinson dit que « Son influence [de Laodicée]… le força à s’engager dans une guerre avec Ptolémée Philadelphe [roi du midi], en 260 av. J.-C., qui se termina en 252 par un mariage entre Antiochus et Bernice, la fille de Ptolémée… Lors de la mort de Philadelphe [son père] en 247, Antiochus répudia Bernice et repris son ancienne épouse, Laodicée, qui… doutant de sa loyauté, l’assassina afin d’assurer le trône à son fils, Seleucos (II) en 246… Bernice…avait été exécutée par Laodicée » (p. 251-252 – partout c’est nous qui traduisons).
Nous allons maintenant examiner la plus longue prophétie de la Bible verset par verset.
Le contrôle de la Terre Sainte change fréquemment de mains.
Notez le verset 7 : « Un rejeton de ses racines [les parents de Bernice] s’élèvera à sa place [il s’agit de son frère qui prendra le trône de son père en tant que roi du midi]; il viendra à [avec] l’armée, il entrera dans les forteresses du roi du septentrion, il en disposera à son gré, et il se rendra puissant »
Rawlinson affirme, « Ptolémée Evergète [III, aîné de Philadelphe, et donc frère de Bernice, le rejeton de ses racines] envahit la Syrie en 245 avant J.-C. pour venger le meurtre de sa sœur Bernice… durant la guerre qui s’ensuivit, et il prit beaucoup de butin (pp. 252, 272).
Le verset 8 dit du roi du midi, qu’après avoir envahi avec succès le Nord, il ramena des vaisseaux d’argent et d’or, et des captifs avec lui en Égypte (v.9). En réalité, Ptolémée III a conquis la Syrie, le port d’Antioche (capitale du royaume) et la Séleucie. Il prit une grande quantité de butin, incluant 2500 plats et images fondues qui avaient été pris auparavant en Égypte par Cambyse, le roi du septentrion, en 526.
La fin du verset 8 est mieux traduite par « il tiendra ou restera quelques années [de plus que le] roi du septentrion » autrement dit, Ptolémée III devrait régner plus longtemps que le roi du septentrion, Seleucos II. Ce dernier mourut en 226 et Ptolémée III régna quatre ans de plus, jusqu’en 222.
À la mort de Seleucos II, son royaume fut dirigé successivement par ses deux fils. Seleucos III ne régna que trois ans (226-223) alors que son frère Antiochus III, appelé « le Grand », régna pendant 36 ans (de 223 à 187). Les deux constituèrent une grande armée pour combattre l’Égypte et reconquérir la ville portuaire de Séleucie et venger ainsi la défaite de leur père.
Cela prit vingt-sept ans à Antiochus pour reconquérir Séleucie et conquérir la Syrie et la région de la Judée jusqu’à Gaza. Les versets 10 et 11 déclarent, « Ses fils se mettront en campagne et rassembleront une multitude nombreuse de troupes; l’un d’eux s’avancera, se répandra comme un torrent, débordera, puis reviendra; et ils pousseront les hostilités jusqu’à la forteresse du roi du midi. Le roi du midi s’irritera, il sortira et attaquera le roi du septentrion; il soulèvera une grande multitude, et les troupes du roi du septentrion seront livrées entre ses mains. »
Ptolémée IV accomplit le verset 11 avec exactitude. Après avoir rassemblé une armée de 20,000 hommes, il « s’irrita » contre Antiochus le Grand. Il accomplit le verset 12 car il fit tomber [tua] des milliers. Toutefois, il retraita trop tôt en Égypte, suite à un traité trop hâtif avec Antiochus, perdant l’avantage de ce qu’il avait conquis d’où la phrase « mais il ne triomphera pas », (en parlant de sa victoire sur Antiochus en 217).
Douze années plus tard (en 205), Ptolémée Philopator, roi d’Égypte, mourut. Son fils, encore bébé, Ptolémée Épiphane, reçut le trône. Ceci rendit l’Égypte vulnérable aux attaques. Antiochus tira avantage de la situation « au bout de quelques temps » en vainquant l’Égypte. Le verset 13 explique, « Car le roi du septentrion reviendra et rassemblera une multitude plus nombreuse que la première; au bout de quelques temps, de quelques années, il se mettra en marche avec une grande armée et de grandes richesses ».
Peu après, Antiochus fit alliance avec Philippe de Macédoine pour attaquer l’Égypte et récupérer la Phénicie et la Syrie du Sud. Le réputé historien juif Flavius Josèphe dit qu’un grand nombre de Juifs se joignirent à lui lors de cette campagne. Le verset 14 décrit cela. Je vous rappelle que vous devriez lire attentivement chaque verset de votre Bible au fur et à mesure que cet aperçu historique vous est donné.
Ensuite, Antiochus assiégea toute la région, de l’Égypte à Sidon, prenant ainsi le contrôle de la Judée en 198, lors de la bataille du mont Panium. Veuillez noter la référence à la Terre Sainte (Judée) par les mots « le plus beau des pays » (v. 15-16).
À cette époque (198 av. J.-C.), Antiochus fit les arrangements nécessaires pour que sa fille Cléopâtre et le jeune garçon, roi d’Égypte, Ptolémée Épiphane, se marient. Toutefois, ce plan pour contrôler et s’accaparer de l’Égypte, échoua parce que Cléopâtre trompa son père Antiochus et ne l’aida pas à saisir le pays (v.17). (Il ne s’agit pas ici de la même Cléopâtre, reine d’Égypte très connue de l’an 31 av, J.-C.).
Ceci poussa Antiochus à se concentrer sur la prise de contrôle des côtes de l’Asie mineure et des îles situées à proximité (197-196). Par contre, lors de la bataille de Magnésie (en l’an 190), un général romain nommé Lucius Cornelius Scipio Asiaticus le vainquit et détruisit son armée (v. 18).
Daniel nous dit, « Il se dirigera ensuite vers les forteresses de son pays; et il chancellera, il tombera, et on ne le trouvera plus » (v.19). Antiochus, après avoir porté son attention sur ses propres forteresses, fut tué en 187 av. J.-C. alors qu’il tentait de consolider ses possessions en pillant le temple oriental de Bélus à Élymaïs (v.19).
Héliodore, « l’exacteur » (collecteur d’impôts), fut envoyé par Seleucos IV Philopator pour recueillir de l’argent en Judée. Toutefois, Héliodore empoisonna Seleucos IV, ce qui mit fin à un règne de 11 ans, de 187 à 176 (v. 20)
Seleucos IV n’avait pas d’héritier, alors son jeune frère (Épiphane ou Antiochus IV) prit le contrôle du royaume par intrigue. Comme le verset suivant l’indique, cet homme était vil (méprisant et non méprisé) et fut aidé par Eumenes. Rawlinson nous dit que « Antiochus [Épiphane], assisté d’Eumenes évinça Héliodore et obtint le trône en 176. Il étonnait ses sujets par ses comportements à la romaine et son attitude prodigue [intrigues] (v. 21)
Le rôle d’Antiochus IV (Épiphane).
Le verset suivant décrit les efforts d’Antiochus Épiphane pour déloger le Souverain Sacrificateur juif (chef de l’Alliance). Le dessein d’Antiochus était d’installer quelqu’un qui lui serait loyal. Certains croient que les mots « chef de l’Alliance » se réfèrent au Christ, ce qui n’est pas le cas (v. 22)
Les trois versets suivants nous donne un aperçu du caractère et du comportement d’Antiochus. Il débuta avec un petit groupe de supporteurs mais, par la flatterie et l’intrigue, il s’immisça dans les sphères du pouvoir et s’assura du soutien d’un plus grand nombre de personnes. Bien que ses ancêtres aient été favorables aux Juifs, il s’introduisit en basse Égypte et en Galilée ce qui lui valut leur opposition. Rawlinson dit que les Juifs « furent poussés à bout par les projets déments de ce monarque entêté qui, menacé de guerre par les ministres de Ptolémée Philometor [roi du midi] qui affirmait que la Palestine et la Syrie Coele étaient la dot de Cléopâtre [fille d’Antiochus III], la reine-mère décédée, Antiochus marcha contre l’Égypte » (p.255-256, 277-278).
Ceci se passa en 171. C’est à ce moment que son neveu (Ptolémée Philometor) l’attaqua avec une « armée nombreuse et puissante ». Toutefois, les officiers de Ptolémée le trahirent et il perdit la bataille aux mains d’Antiochus (v.23-25).
En 174, Antiochus avait accompagné son jeune neveu Ptolémée à une fête. Antiochus prétendit soutenir Ptolémée contre son frère, Evergète II, chacun tentant de tromper l’autre (v. 26-27).
L’abomination de la désolation.
Ensuite, Antiochus décida d’attaquer et de massacrer autant de Juifs qu’il le pourrait. En revenant de l’Égypte en 168, avec de « grandes richesses », il pilla le Temple de Jérusalem et s’empara de la vaisselle d’or qu’il contenait — tout cela faisait partie de son plan d’éliminer les Juifs. Il retourna vers l’Égypte mais sans obtenir le même succès que précédemment car Ptolémée Philopator s’était assuré l’assistance de Rome (v. 28-29).
Le commandant romain, Popillius, amena sa flotte pour attaquer Antiochus. Popillius le vainquit et lui imposa ses conditions qui incluaient d’abandonner l’Égypte après lui avoir retourné Chypre. Ceci amena Antiochus à se défouler contre la Judée (les Juifs) alors qu’il retournait à Antioche. « Furieux contre l’alliance sainte », il offrit de faire grâce à tout Juif qui renonçait à ses croyances et à ses pratiques religieuses. (v. 30)
Antiochus envoya des troupes en Palestine un an plus tard, en 167, avec des conséquences terribles pour tous ceux qui tombaient entre ses mains. Il détruisit le Temple et son sanctuaire, faisant cesser le sacrifice perpétuel (décrit dans Dan 8 :11,24), en plaçant une image (l’abomination de la désolation), directement sur l’autel du Temple, le rendant ainsi impur, et le conduisant à la ruine ! (Certains disent que cela s’est réalisé lorsque le Dôme du Rocher a été construit sur le site du Temple, soit huit cents ans plus tard, au VII siècle ap. J.-C. Pour que cela soit vrai, il faudrait que tous les versets que nous avons vus jusqu’à ce point aient une autre explication aussi précise et qui s’accorde autant avec la réalité que nous avons pu étudiée jusqu’à maintenant. Le même principe s’applique aussi aux versets qui suivent le verset 31). Antiochus Épiphane dressa « l’abomination du dévastateur » dans le Temple en 167 (v.31).
L’accomplissement prophétique de ce verset est le « type » d’un autre accomplissement aux temps de la fin qui doit avoir lieu à notre époque. Luc 21 :20 dit clairement que Jérusalem sera laissée « désolée » par les « armées » qui « l’encercleront » et la détruiront. Nous parlerons davantage de la gravité de cette prophétie à la fin de la brochure. Toutefois, il est important pour le lecteur de noter que Dieu utilise fréquemment la répétition afin de montrer au monde exactement ce qu’Il a l’intention de faire, d’abord par un événement type puis par la réalisation finale à grande échelle plus tard.
Ceci constitue une clé absolument vitale pour comprendre toutes les prophéties bibliques.
La prophétie parle du Christ et des apôtres.
La première partie du verset 32 décrit la tentative d’Antiochus de détruire la religion juive. Il rendit illégal le sacrifice perpétuel et les services quotidiens au Temple en achetant avec des faveurs tout Juif qui renonçait à ses croyances.
Il est primordial de comprendre qu’à partir du milieu du verset trente-deux, cette prophétie fait un bond vers le futur, vers l’époque de l’Église du Nouveau Testament. Nous avons suivi la progression de cette prophétie pendant deux siècles jusqu’à maintenant. Nous sommes maintenant 200 ans plus tard où elle décrit les véritables Chrétiens « jusqu’au temps de la fin, car elle n’arrivera qu’au temps marqué » (v.35). Veuillez noter que le verset 32 parle de « qui connaîtront leur Dieu agiront avec fermeté ». (Bible de Jérusalem : « s’affermiront et agiront » ; KJV : « seront forts et accompliront des exploits »). Le verset 33 poursuit, « et les plus sages parmi eux donneront instruction à la multitude ».
À ce point, plusieurs théologiens et commentateurs notent que l’histoire précise et détaillée, point par point, semble cesser brusquement. Mais ceci est faux !
Ces deux parties du verset peignent des périodes de temps différentes, la première étant un type de la seconde. Il est bien vrai qu’Antiochus a voulu corrompre par les « flatteries » un grand nombre de Juifs. La dernière partie du verset 32 parle de l’époque des Maccabées qui résistèrent à la corruption et aux massacres d’Antiochus. Ils représentaient un type de ce que les apôtres et Christ feraient plus tard au moment où Christ bâtirait Son Église (Matth 16 :18).
Les Chrétiens sont supposés être « fermes » et doivent toujours être prêts à « donner instruction à la multitude — car ils « connaissent » Dieu et le plan qu’Il accomplit sur la Terre. Bien entendu, Christ et les apôtres ont aussi réalisé les versets envers la multitude.
Daniel mentionne spécifiquement, qu’aux temps de la fin (12 :10), « … aucun des méchants ne comprendra, mais ceux qui auront de l’intelligence comprendront ». Tout le douzième chapitre de Daniel se poursuit dans le contexte des derniers jours à partir de ce moment. (Notre brochure intitulée « Sommes-nous dans les DERNIERS JOURS ? » parle de cela en détail).
La dernière partie du verset 33 représente le martyre du Christ et des apôtres (à l’exception de Jean). En ce qui concerne les vrais Chrétiens, le martyre se poursuivit pendant le Moyen-Âge. (À l’intention de ceux qui sont devenus tièdes, la même chose se reproduira avant le retour du Christ).
Les versets 34 et 35 sont une description claire et détaillée du sentier suivit par le peuple de Dieu à compter de l’époque où l’Église du Nouveau Testament fut fondée jusqu’à nos jours. Voyez : « Dans le temps où ils succomberont, ils seront un peu secourus, et plusieurs se joindront à eux par hypocrisie. Quelques-uns des hommes sages succomberont, afin qu’ils soient épurés, purifiés et blanchis, jusqu’au temps de la fin, car elle n’arrivera qu’au temps marqué ». Ces versets devraient être comparés à Apocalypse 12 :6,11,13-17).
Le verset 36 parle du roi du Nord pendant la période initiale de l’Église du Nouveau Testament. À compter de 65 av. J.-C., l’empereur romain (le roi du septentrion) est celui qui contrôle la Terre Sainte (Judée). Chaque empereur romain s’est certainement « élevé et glorifié au-dessus de tous les dieux » en exigeant de ses sujets de l’adorer et en demandant même que des sacrifices lui soient offerts, comme s’il était un dieu. Les empereurs romains agirent bel et bien comme s’ils étaient des dieux et ils parlèrent contre le vrai Dieu et persécutèrent Ses véritables serviteurs — les Chrétiens — pendant plusieurs siècles.
Le verset 37 montre comment les rois romains, avant 476 ap. J.-C., adoraient les idoles. L’Histoire nous montre que les empereurs exigeaient que leurs sujets les adorent comme des dieux.
Le verset 38 décrit la façon avec laquelle tout l’Empire romain « honora le dieu des forteresses [de la force] ». L’armée romaine s’est effectivement développée en une machine de guerre la plus puissante de l’Histoire jusqu’à cette date et l’empire acquis beaucoup d’or, d’argent, de pierres précieuses etc. À partir du règne de Justinien en 554 ap. J.-C., après que la « blessure mortelle » d’Apocalypse 13 « fut guérie », (i.e. après une période de 78 ans à compter de 476, lorsque les trois tribus barbares du nord envahirent et contrôlèrent temporairement Rome), les empereurs romains civils en vinrent à honorer (avec la puissance, l’or et l’argent) un dieu qui était inconnu à leurs ancêtres, ou leurs « pères ».
Ce « dieu » détenait un poste religieux très élevé et reçu de nombreux hommages de la part des empereurs romains.
Grâce à ces empereurs, ce poste religieux élevé a « dominé sur plusieurs nations » et se vit accorder beaucoup de puissance et de richesses. Comparez soigneusement cette partie de la prophétie avec Apocalypse 17 :4-5, 15 et 18 :3 et 16 où ce pouvoir religieux est décrit en tant que « Babylone » et la « MÈRE DES IMPUDIQUES » qui ont « forniqué » avec les « rois » et les « marchands de la Terre » (v. 38-39).
Les temps de la fin.
Le verset 40 emploie ouvertement les mots « aux temps de la fin ». Puis, on lit que le « roi du midi se heurtera contre lui » alors qu’il est aussi dit que « le roi du septentrion fondra sur lui comme une tempête ». Quelle est la signification de ceci ? Qui sont ces rois ? Et qui est ce roi du midi de la fin des temps ?
Anciennement, c’était l’Égypte. Rome conquit l’Égypte et en fit une province. Aujourd’hui l’Égypte n’a pas de roi et est une république moderne. Dans les derniers siècles, il n’y a pas eu de grand roi du midi. Toutefois, rappelez-vous que Ptolémée III Evergète avait conquis une partie de l’Éthiopie en 247-222 av J.-C alors qu’il était le roi du midi en Égypte.
Rawlinson et l’Encyclopédie Britannique (11e édition) expliquent de l’Égypte et l’Éthiopie ont été gouvernées ensemble à plusieurs reprises à travers les siècles. L’Éthiopie est la seule partie du territoire du roi du midi qui soit demeurée indépendante jusqu’au XX siècle.
Le roi du Midi est l’Éthiopie.
Je le répète, seulement l’Éthiopie est demeurée indépendante en Afrique de l’Est depuis l’époque de l’empire romain. Il n’y a donc aucun autre pays ou gouvernement qui puisse jouer le rôle du roi du midi, i.e. qui fait partie de l’ancien territoire contrôlé par le « roi du midi ». Rappelez-vous que le contexte du verset 40 est le temps de la fin. Le roi du midi se heurte contre le Nord, ou Rome. C’est ce qui s’est passé en 1895. À cette époque, environ 10,000 hommes, sous les ordres du roi Ménélik ont attaqué l’armée italienne dirigée par le général Baratieri. On doit noter que l’Érythrée (le nord de l’Éthiopie) appartenait à l’Italie alors que le sud-est de l’Éthiopie était la Somalie italienne.
Une année plus tard, en 1896, le général italien Baratieri tenta de défendre l’Érythrée contre l’attaque éthiopienne. Il y eut plus de 11,000 personnes tuées ou capturées. L’armée italienne fut virtuellement détruite lors des combats qui eurent lieu en terrains rudes et montagneux.
L’Italie n’oublia jamais cette défaite et fit le vœu de se venger.
En 1927, Mussolini prit la décision d’attaquer l’Éthiopie huit ans plus tard, c’est-à-dire quarante ans après leur défaite. C’est ce qu’il fit en 1935 ! Notez le verset 40 qui fait allusion à l’attaque de Mussolini : « … Et le roi du septentrion fondra sur lui comme une tempête, avec des chars et des cavaliers, et avec de nombreux navires; il s’avancera dans les terres, se répandra comme un torrent et débordera ».
Or une tempête vient des airs. Mussolini attaqua effectivement l’Éthiopie avec une forte armée de l’air. Bien entendu, ses chars étaient des chars d’assaut modernes et il utilisa aussi d’autres armes modernes. Les « nombreux vaisseaux » faisaient partie d’une armada transportant plus de 100,000 soldats à la bataille. Le verset 40 se termine par une affirmation étonnante. Il dit que cette armée débordera (abar : passer devant, au-delà).
Tout comme Dieu l’avait prédit, Mussolini se retira et ne compléta pas son attaque. La raison étant que Dieu a réservé un dernier dirigeant qui va se lever en Europe et compléter cette prophétie. Nous sommes maintenant rendu à l’époque exacte où les versets qui suivent le verset 40 représentent les choses qui doivent être réalisées, alors que toutes celles qui le précèdent ont été accomplies et sont devenues des faits historiques.
Puissent tous ceux qui liront les cinq versets suivants comprendre le message qui nous est destiné aujourd’hui.
La dernière renaissance de l’Empire romain.
Il y a plusieurs prophéties bibliques qui révèlent qu’il doit y avoir une dernière résurrection de l’Empire romain, alors que le dernier roi du septentrion occupera la scène mondiale pendant une courte période avant le retour du Christ. Le monde se dirige vers cette ultime et terrible époque de grands troubles. Ce dictateur va rassembler autour de lui dix autres rois (Apoc 17 :12-13) qui lui accorderont leur puissance et leur fidélité. Ce sera la dernière renaissance du Saint Empire Romain.
Le verset 41 parle de ce roi : « Il entrera dans le plus beau des pays ». Cette entrée dans le plus beau des pays, ou Terre Sainte, ne s’est pas encore produite. La prophétie poursuit, « et plusieurs succomberont; mais Édom, Moab, et les principaux des enfants d’Ammon seront délivrés de sa main ». (Incidemment, Édom et Moab représentent la Jordanie moderne. Plusieurs prophéties semblent indiquer que Dieu pourrait épargner cette région afin de protéger Ses véritables serviteurs).
Comme le verset 42 dit : « le pays d’Égypte n’échappera point », elle ne peut donc pas être le roi du midi. Puis le verset 43 poursuit en disant, « les Libyens et les Ethiopiens seront à sa suite ». Le roi du septentrion contrôlera une fois encore ces deux pays sur lesquels l’Italie a perdu le contrôle à la fin de la 2e guerre mondiale.
Le verset 44 fait ensuite référence à « Des nouvelles de l’orient et du septentrion qui viendront l’effrayer ». La Russie et l’Orient sont respectivement au nord et à l’est de l’endroit au Moyen-Orient où sera établie la résurrection finale de l’Empire romain.
Rappelez-vous, Dieu utilise Jérusalem comme référence de direction. Le roi du septentrion entendra des nouvelles inquiétantes et la Russie, de concert avec plusieurs nations de l’Est, entreront dans le conflit se déroulant au Moyen-Orient.
Le verset 45 résume la fin de la plus longue prophétie de la Bible. Le roi du septentrion (le dirigeant ultime de la dernière renaissance du Saint Empire Romain) envahira le pays d’Israël moderne, « la sainte montagne », pour y établir son quartier général religieux. Une autre prophétie que l’on retrouve dans Zacharie 14 :2 dit « La ville [Jérusalem] sera prise ». La suite de ce verset doit être lue pour comprendre pleinement toute l’horreur qui règne au moment où Jérusalem est conquise.
Prenez quelques instants pour lire Luc 21 :20, où il est démontré que la désolation de Jérusalem vient des armées qui l’encerclent. Zacharie 14 :3 poursuit en expliquant ce qui arrive : « L’Éternel paraîtra, et il combattra ces nations, comme il combat au jour de la bataille. Ses pieds se poseront en ce jour sur la montagne des Oliviers, qui est vis-à-vis de Jérusalem, du côté de l’Orient » (v.4). En fin de compte, Christ détruit les armées qui détruisent Jérusalem.
En parlant de la Bête des temps de la fin et du faux prophète, Daniel 11 :45 conclut : « il [la Bête] arrivera à la fin, sans que personne lui soit en aide ». Zacharie 14 :3 explique que le Christ lui règlera son compte, en même temps que celui du faux prophète. Apocalypse 19 :19-20 et Zacharie 14 :12 expliquent davantage la fin terrible qui s’abat sur ces deux individus infâmes.
Le point culminant.
La citation suivante, tirée de la brochure de M. Herbert W. Armstrong intitulée « Le MOYEN-ORIENT selon la prophétie » résume ce que tout vrai Chrétien doit faire.
Et maintenant, après avoir lu cette merveilleuse prophétie, demandons-nous : quel est au juste ce « temps de la fin » ? Le verset suivant, Daniel 12 :1, dit que c’est l’époque de la résurrection des justes, lors du retour de Jésus-Christ !
Cette prophétie débute par les royaumes de Syrie et d’Égypte, peu après la mort d’Alexandre le Grand — il y a 2300 ans. Mais elle se termine au moment de la résurrection des saints et du second avènement du Christ qui vient enfin apporter la paix à la région, et au monde entier ! C’est tellement clair qu’on ne peut douter que cela se produira !
Etes-vous prêt pour cet événement ? Le moment approche rapidement. C’est maintenant qu’il faut se préparer car Jésus a dit : « Tenez-vous prêts ».



